"C'est la neige qui a raison"

j'ai vu le chasseur
paillasson au sang d'argile  
j'ai vu les chevreuils, papillons au pas fragiles
et j'ai vu la forêt........ de qui complice..........

jambe au bois noueux.....
c'est toi là-haut ?
le fil électrique
qui tioc dans la mousse
et juste à coté
les traces du sanglier
lui ne craint pas le poète

C'est la neige qui à raison
la neige ou l'humus
l'humus ou le compost
le compost ou la déchetterie
le centre de tri sans cris
carton verre papiers pneus
raton laveurs hamsters
poissons rouges et déchets verts
humains de toutes les couleurs
blacks blancs et beurs ici
jaunes et autres là
je me souviens du craquement du corps qui s'écrase
bruit sans cris
du broyeur qui broie
et du silence de la neige

parce que tes mots sont toi
t'entendre et te vouloir
te parler et déjà bander
le désir est là
avec ou sans fil
Vite en toi m'enfourner
avec ou sans Vivaldi
Monteverdi Nokia Sony
avec ou sans tri bande
t'entendre et je bande

Toi, mohair
et baisers mêlés
mon rire de poussière
dans ta maison
un jardin ouvert
la buée sur nos lèvres
puis la porte refermée
qui emprisonne ton odeur

C'est notre vie
qui vacille
entre haine et virus
entre amour et bactérie

Une peinture sur rien
un résumé du tout
rien nothing de nada.....
ne rien dire
et le crier fort


"Carnet de notes"
Ne rien dire
et le crier fort
 
Comment dire la mer sans la mise à flots des mots bleus

Jeter l'encre de chine......quelle invitation au voyage

Je me situe ici, pas trop bas
juste entre pluie et rivière

"Couleurs"
Si le violet est laid
le sépia ne le sait pas

Ce soir le ciel est rouge
Mme le bon Dieu a ses règles...

Sous sa voûte fragile se réfugie le bleu
couleur facile
pour pieds rouge argile

"Dieu la vie la mort"
La seule différence entre DIEU et MOI
c'est que j'existe

La fin justifie les doyens

Un bon vivant fera t-il un un mauvais mort?

J'aimerais connaître le programme télé du jour de ma mort

"Pensées du Pédago"
Si le paysage est couché, l'homme est debout

 Le plein est le comble du vide

 La ligne droite construit, la courbe séduit

Penser courbe et dessiner droit

Quand l'inachevé finit

 Quand on ne peut le beau, on se contente du joli

"Marie"
C'est au-dessus de la galerie "Racines" que se trouvait  mon atelier ou mon
studio ou mon work shop (la région ou je travaillais attirait les anglophones).
Mon atelier, lui s'appelait : "Atelier de la Rocaille". Atelier créatif !
On pouvait donc en déduire que les racines  du dessous nourrissaient  et
abreuvaient les élans créatifs du dessus.
 Moi, il y longtemps que je voulais devenir Peintre, pas artiste, encore
moins artiste peintre, ça fait paysagiste en Provence s'acharnant à
reproduire la couleur bleue lavande de la lavande.... ou le jaune orangé
des cirés de marin Breton en Bretagne .
Non, je voulais être Peintre de nus, et d'abord dessiner, croquer le corps
de toutes ces femmes qui n'avaient pas la fesse en larme.


Mes premiers modèles furent des mannequins choisis dans les catalogues  de
vente par correspondance. Au moins, elles ne bougeaient pas, vêtues de
presque rien, elles me laissaient le temps de fouiller leur anatomie. Je
devinais le renflement d'un pubis, la touffe voilée, dans le cas d'une
culotte transparente, par un morceau de tissu,  de papier. Je m'intéressais peu aux visages.
J'ai ensuite voulu croquer le modèle vivant. Vivants, habillés et furtifs,
saisis sur le vif d'un courant d'air, entre deux portes. Plutôt féminins
quand j'avais le choix, en réalité, je croquais  tout ce qui se déplaçait,
êtres humains pressés se rendant au travail ou sortant du bureau.
 Je me souviens avoir passé beaucoup de temps avant de bien traduire la
position d'un pied chaussé, vu de derrière en plein mouvement de marche. Je
ne parle même pas des hauts talons!! Mais ces modèles n'étaient pas des
modèles, au plus des sujets et qui plus est, de dos trop souvent. Je ne
voulais pas qu'on me voit un crayon dans la main, comme si je n'avais rien d'autre à faire.
Que faire? Trouver un modèle féminin qui oserait se déshabiller pour moi,
poserait pour moi ......nue! Nue tel un ange.......
J'ai demandé à ma soeur.
compassion me répondit.
"Oui, et j'enlève mon soutien-gorge?"
Ma grande soeur avait une petite poitrine avec des tous petits seins, et
c'était une vraie brune, "courte sur pattes" comme on disait chez-moi. Je
crois qu'elle était fière de son frère qui voulait devenir peintre.
Je dessinais les raccourcis à merveille, les membres déformés par la perspective,
je ne pouvais pas demander à ma soeur de prendre certaines positions qu'elle
aurait jugées indécentes. Je me concentrais donc sur les vues plongeantes à
la recherche des proportions justes et objectives.
Mon dessinateur adulé (et non le peintre) de l'époque, c'était Ingres qui
disait à ses élèves: "Le dessin est la probité de l'art"
J'aimais ses dessins à la mine de plomb, ces femmes ou ces hommes aux
multiples bras  qui tournaient autour du corps comme les ailes d'un moulin.
J'aimais ce trait sans émotion, descriptif, chaque chose à sa place, quelle
rigueur. Ah! les études de la demoiselle Rivière, les dessins pour le Bain
Turc, les Baigneuses de Valpinçon vues de dos, la source.... au sexe
disparu, gommé ! bien que, à bien y regarder...., l'odalisque.. aux
vertèbres lombaires en trop... Bref,  je pourrais parler longtemps de cet
amoureux  fervent de la courbe bien négociée.
Je crois que sur mon premier  Maître en dessin, je reviendrai plus tard.
Mais le temps passe et les années font de même.
Peintre: Et comme manquent les modèles, je dessine et peins des paysages,
des marines avec ou sans marins. Je peux faire aussi des bouquets et des
natures mortes, des bouquets dans les natures mortes, dans le paysage même.
Quelle chance a la Provence, colorée d'ocre avec blue note.  Quelle
harmonie chaud-froid. Je pensais souvent au ciel bleu et à la lavande, mais
quelle place avait le corps dans ce décor ?.

"Quand le beau n'est pas, on se contente du joli" (Gegout)

J'aurais pu innover, ajouter au lignes de lavande qui fuient vers le bleu du
ciel la présence d'un corps alangui.
Tant de belles choses cumulées serviraient-elles la beauté?.
J'avais sursauté de dégoût en découvrant les peintures de la période "vache"
de Magritte. Lui avait joué la politique du pire en représentant les dérives
du mauvais goût affiché par provocation. Certains parleront d'humour Belge,
j'avais détesté Magritte pour cette audace là, et j'aimais l'audace! .


"Cherche modèle féminin pour cours académique de nus" suivait mes
coordonnées. L'annonce parut dans les journaux locaux, et j'attendis
fébrilement la fin de la semaine.
 Je me morfondais dans le désert de l'atelier, je n'allais tout de même pas
revenir au catalogue en quadrichromie, voire au revues  érotico porno qui
s'accumulaient dans le réduit juste à coté. Il me fallait un modèle, un vrai
de chair et de sang, aux jambes longues, fesses hautes et ventre plat,
blonde ou brune, ou les deux, mais je voulais un modèle!.
Le dernier modèle.....
j'ai reçu le 1er coup de téléphone le lundi suivant.
"Allo, je suis bien chez Mr Geg?. Je vous téléphone pour le modèle que
vous cherchez, vous dites sur votre annonce: modèle nu.... faut-il vraiment
poser nu? parce que je vous préviens tout de suite, je ne pose pas nue, je
veux bien à la rigueur enlever le haut, mais je garde le bas!" Suit un
grand silence, et sa respiration courte me fait penser que c'est vraiment
un modèle vivant qui se trouve à l'autre bout.
sans haut ni bas gardés, vous comprenez...... je suis désolé, merci quand
même! et j'ai raccroché.
2ème appel dans la matinée juste avant midi, je regardais par la fenêtre
alors que passait une magnifique super nana à vélo. "Allo, je vous
écoute,...... bonjour Mr, c'est pour l¹annonce, je m'appelle Marie, j'ai 28
ans, et je pose pour les peintres et les photographes, je suis brune de
type Eurasien.  Voulez-vous que l'on se rencontre? Vous jugerez comme ça
si je vous conviens, je veux dire au niveau du corps....." La voix de
cette fille était superbe, voulez...... chez vous demain matin, à 8h30 ...très bien je serai là.... à demain.
Je regardai par la fenêtre, je croyais rêver, la fille sur son vélo n'était
plus là, le temps ne s'était pas arrêté,  j'étais dans un état d'excitation
proche du pas bien du tout, incapable de faire quoi que se soit. Je reçus
d¹autres appels dans l'après-midi et dans la soirée, tous, plus comiques les
uns que les autres. Certains (2 au moins.....) voulaient savoir se que
signifiait "académie" D'autres me firent le coup du vieux cochon
libidineux, moi, j'étais le vieux libidineux. "Vous n'avez pas honte de
passer des annonces comme ça dans la presse" Ou celui qui appelait était
obsédé sexuel grave...... Je finis par ne plus décrocher, essayant de me
concentrer sur un air Jazzy de la collection 'blue note', le quartet d'Erik
Truffaz pour ne pas le citer!.
Cette fille, Marie m'avait dit avoir 28 ans, elle habitait dans une rue pas
très éloignée de l'atelier, je pouvais même me rendre demain matin à pied au
rendez-vous. Je l'avais peut-être déjà croisée dans le quartier, elle était
brune, elle ne m'a pas dit sa taille, pas très grande je suppose, Eurasienne
,couleur ébène des cheveux, taille fine et petite poitrine, fesses
rebondies.......ON se calme!.
Ce soir là je ne sortis pas, j'avais mes habitudes dans un ou deux restos du
coin, et de temps en temps je me faisais une toile. Rien, je ne pouvais
même pas avaler quelque chose, rien!.
J'avais connu des filles, deux..... trois... amours fortes, j'avais peur de
l'amour qui forcément fait mal un jour ou l'autre. Je ne cherchais plus
l'amour et ses larmes, je cherchais un modèle!. Pourquoi une femme plutôt qu'un mâle?
J'avais le souvenir de très intéressants modèles masculins. Un, en
particulier, vieux bonhomme qui gagnait sa vie comme ça, au moins 70 ans, il
ne se lavait qu'une fois par mois je crois..... ou une fois par an!, je ne
sais plus très bien. A croire que la crasse conserve, il était bien balancé
encore, avec la tête très digne du sage vieillard. Il a du finir par rendre
l'âme malgré la crasse....... Je me souviens aussi, c'était au beaux-arts,
de ce modèle nettement plus jeune qui adorait se mettre à poil devant nous,
il portait des bottes de cow-boy, jeans moulant  tee-shirt noir, et se
déshabillait avec un art  maîtrisé de l'effeuillage. Il finissait souvent
ses poses avec une plus ou moins belle érection, les filles de l'atelier
appréciaient, moi aussi!.
Je voulais un modèle féminin, et cette femme, j'en suis sur, serait à la
hauteur de ce besoin impérieux, il fallait tout simplement attendre le
lendemain, 8h30, l'heure du saut.... rue de l'ange!

"Détachez- vous du sujet"

J'avais mis cette phrase importante à mes yeux à l'entrée de mon atelier, et
ce matin là en fermant la porte, je lui fis un clin d'oeil . J'avais passé
une très mauvaise nuit, à trois heures  je finissais un roman qui parlait de
peinture, conte, histoire d'une rencontre philosophique entre Spinoza et
Rembrandt, histoire de flou en clair-obscur. Un peu didactique tout ça!!
Je finis par m'endormir vers les cinq heures du matin.
8h25. J'étais maintenant devant la porte de cette Marie, juste un peu en
avance, m'attendait-elle en peignoir ou habillée déjà?
j'aurais droit au thé ou au café, avec ou sans sucre. Je sonnai deux petits
coups légers et attendit. Pas longtemps, elle était là devant moi, ébène et
grande à la fois.
En peignoir noir s.v.p. du plus bel effet. Il fallait maintenant dire,quelque chose.
"Je suis le peintre que vous avez appelé hier ..... bonjour.......
m'habiller, vous prenez un café, ou du thé?.
Elle était déjà dans la cuisine.
Intérieur correct, décoration sobre, mais pas de tableaux sur les
murs......"Vous aimez la peinture lui demandai-je"
Pas de réponse.
Je reste debout regardant à gauche à droite. Il y a bien un poster du style
Ikea sur le mur du fond qui donne je suppose sur sa chambre. (une fine
tige verte, un vase quasi invisible et une tache rouge qui ferait penser à
un coquelicot après le passage de la reine Margot !) Je déteste la déco
Ikea peut-être parce que je suis jaloux de son succès, ces 'isyanneurs'
font du beau avec n¹importe quoi, veulent faire du beau ! du beau avec un
détail de pétale façon Georgia O'keefe... ou un paysage à la De-Stael,
c'est d¹une facilité!...... passait.
"Vous prenez du sucre dans votre café?" Elle était à poil, tenant le
plateau et ce putain de café noir avec ou sans sucre.....
de café... brûlant !  et qu'est ce que je fais maintenant ? Allons à
l'intuition, à la pulsion même!! Je me dirige droit sur elle, et avant
qu'elle ne réagisse, je la prends dans mes bras , la bascule sur le 1er
canapé venu.
Elle réagit curieusement, pas de cris, pas de geste violent. Non, elle
ne bougeait plus, doucement repliée sur elle-même, lovée .
 "Je suis désolé, pourquoi pleurez-vous?" dis-je en me redressant.
Elle me  regarda droit dans les yeux et sans la moindre note d'humour me répondit:
"putain. Je ne veux plus vous voir, sortez d'ici!"
plutôt...) comment ne pas paraître ridicule, c'était là ma seule
préoccupation, sauver la face, ne pas avoir l'air con quoi!
"Excusez- moi, mais c'était plus fort que moi, vous êtes si belle, j'ai
pensé...... en fait, je n'ai rien pensé, je voulais faire l'amour avec vous
comme ça, parce que vous êtes belle, et que j'aime votre corps, vos seins,
votre ventre plat et vos fesses rebondies, voila c'est dit!"
J'étais vraiment con ! juste bon à faire des paysages de lavande, et encore!.
J'avais tout gâche, je quittai l'appartement sans ajouter un mot.
Dehors, il faisait beau, belle journée d'été, avec risque d'orage dans la
soirée. Quelques drapeaux flottaient aux fenêtres. Pace, peace et même
paix...... oripeaux d'une guerre... et d'une paix en Irak.......ou ailleurs.
Une averse aurait fait du bien, la sécheresse s'installait sur la France entière.
Je ne versai pas la moindre larme, j'étais sec comme les racines d¹un
olivier perdu au milieu d'un champ..... de lavande.
De retour à l'atelier je décidai d'appeler  Marie, pas pour franchement
m'excuser, plutôt pour essayer de la revoir.
J'avais l'innocence de l'enfance, c¹était là ma moindre et unique "qualité".
Une insoutenable innocence ou légèreté ou insouciance, à bientôt 40 ans,
je n'allais pas changer.
C'était insoutenable pour la plupart de mes proches, je m'arrangeais de tout
ça en me traitant de con régulièrement.
Là, coté connerie, je m'étais servi une coupe pleine.

montagnes eu cette réponse: "parce qu'elles sont là"

Je fis son numéro, et par chance elle ne décrocha pas, j'étais sur son répondeur.
"Vous êtes bien chez Marie, je suis absente, laissez moi un message, je
vous rappelle dès mon retour, à bientôt"
"Oui, allo, je suis le peintre, je tenais à m'excuser encore, pour tout à
l'heure, je suis impardonnable. J'ai en mémoire votre attitude sur le
canapé, en position foetale, femme blessée. (je ne savais plus quoi
dire)...... femme blessée, repliée sur elle même, votre position était la
parfaite illustration de la  femme blessée...... dans son corps..... dans sa
dignité. j'attendais une réponse, quelle me traite de tous les noms,
j'étais en même temps soulagé et frustré de parler sans avoir à attendre la
moindre réponse .... pour le moment en tous cas!
Avant de raccrocher je lui dis le plaisir que j'aurais à l'entendre........
si elle jugeait bon de me rappeler.

"Simplifiez, priez pour nous" (Gegout )

Je fis ce jour là une dizaine de croquis à partir de cette pose
"spontanément provoquée" Une grande toile: 145 x 89 cm suivit, (à 1cm près,
dans le sens de la largeur, le format demandé pour le concours du prix de
Rome..!) que j'appelai  "Femme blessée".
Elle résumait et clôturait toutes ces années d'errances picturales. Je pense
que toute oeuvre, plastique  littéraire ou musicale, est le brouillon de la
suivante. Ce n'était pas vrai cette fois. Je voyais là une peinture
charnière, une oeuvre qui ouvrait en grand les portes d¹une nouvelle aventure.
Je noyais là tous mes démons  esthétiques. Enterrés les paysages et leurs
profondeurs, perspective, reflets et champs de lavande à la note pervenche.
Pour la première fois je me plaçais au-delà d¹un lyrisme racoleur. J'étais
dans la peinture et ce qu'elle laisse percer, ce qui demeure, juste avant
de disparaître. La vision du dernier névé, (celui qui sera le dernier à
fondre, à se fondre....) m'avait toujours fasciné. Pourquoi ici dans ce
creux et pas dans celui là. Ce qui est mis à jour avant de sombrer dans
l'obscurité  (frange de pénombre dans le clair-obscur par exemple)
 Ici, on était loin d'Ingres, de ses odalisques et Mlle Rivière.... Bye bye Mlle Rivière.
En parlant de rivière, j'eu une pensée émue pour le modèle qui permit à Sir
Everett - Millais de réaliser une des peintures que je préfère. "Ophelia"
fut un autre exemple dramatique de la rencontre entre le peintre tyrannique
et son modèle. Sir Everett -Millais fit poser la jeune fille Préraphaélite
dans l'eau d'une baignoire pendant deux jours, si bien qu¹elle fut prise
d'un grave refroidissement. Les parents de la victime portèrent plainte et
Sir Everett- Millais fut condamné à verser un dédommagement à la famille.
"Ce qui ne tue pas rend plus fort". Nietzsche.
La vie folle reprit son cours, l'été brûlant consumait nos énergies.
Je relisais Buzzati. "Le désert des tartares" me collait à la peau. Dans ce
livre il se passe très peu de choses, et c¹est ce qui passe entre ce peu de
choses qui m'envoûtait. (C'est le syndrome du dernier névé.......!)
De festival en Avignon... point!
La chaleur assurait tout le spectacle clouant les transpirants
intermittents, rivalisant  avec le tour de France à vélo pour d'autres records.
De cette Marie, de nouvelles.... point!
Je l'ai oubliée, plus exactement enfouie dans l'Ohumus fertile de ma mémoire.
Elle et toutes les autres, devenues, nues, nourriture d'ogre pour un festin
(gratiné) magmatique.  Les modèles n'étaient plus vraiment nécessaires.
Croquées des pieds à la tête, de l'ongle de l'orteil à la pointe du cheveu.
Dévorées toutes, du crâne au tendon d'Achille en passant par le sacrum.
Je possédais sans le connaître l'épilogue. Je vivais pour la vie, et
peignais pour la peinture, enfin détaché du sujet.

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